L'instance de direction de la Cour pénale internationale a affirmé jeudi qu'elle regrettait le retrait de la Hongrie du traité de la CPI, estimant que tout départ nuisait à la "quête commune de justice".
"Lorsqu'un Etat partie se retire du statut de Rome (qui a institué la CPI), cela porte ombrage à notre quête commune de justice et affaiblit notre détermination à lutter contre l'impunité", a déclaré la présidence de l'Assemblée des Etats parties dans un communiqué.
La Cour est "au centre de l'engagement mondial à rendre des comptes" et la communauté internationale devrait "la soutenir sans réserves", a ajouté le communiqué.
"La justice requiert notre unité", a souligné la présidence.
La présidence a dans le même temps tendu la main à la Hongrie, estimant que chaque membre du statut de Rome avait "le droit d'exprimer ses préoccupations devant l'Assemblée".
"La présidence encourage vivement la Hongrie à avoir une discussion constructive sur cette question" et l'exhorte à "continuer à être résolument partie du statut de Rome".
Budapest a annoncé jeudi avoir entamé la procédure pour se retirer de la CPI au moment où le Premier ministre hongrois Viktor Orban recevait son homologue israélien Benjamin Netanyahu, visé par un mandat d'arrêt pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité dans la bande de Gaza.