Les juges de la Cour Militaire sont nommés par le Gouvernement pour un mandat d'un an éventuellement renouvelable.
Selon l'avocat de la partie civile, Me François Rwangampuhwe, le procès sera vraisemblablement recommencé dès son début, à la reprise judiciaire au mois de mai prochain.
"D'abord parce que les juges risquent de ne pas être les mêmes. Ensuite parce que, lorsque le mandat des juges de la Cour militaire expire et après nomination de nouveaux juges, les parties prenantes dans un procès sont réassignées et les débats sont réouverts", a expliqué l'avocat à l'envoyé spécial de l'Agence Hirondelle.
Le major et le pasteur Ngirinshuti sont jugés pour génocide et crimes contre l'humanité commis à Gikondo, l'un des quartiers populaires de Kigali, à Shyogwe et à Kabgayi, près de Gitarama, en 1994. Le pasteur Ngirinshuti était en poste à l'évêché anglican de Kabgayi au moment des faits.
Le procès s'était ouvert sur le fond le 18 mars dernier devant la Chambre spécialisée de la Cour militaire siégeant à Gitarama, au centre du Rwanda (50 km au sud de Kigali). Dans son réquisitoire, le 2 avril dernier, le Parquet militaire avait requis la peine de mort pour les deux accusés.
WK/PHD/FH (RW&0409A)