Le 4 juin dernier, le procureur en chef du TPIR, Hassan Bubacar Jallow, avait insisté, devant le Conseil de sécurité, sur « l'obligation légale (du Kenya) de coopérer » pour arrêter le fugitif « de manière urgente ». « Rien n'a changé. Selon le bureau du procureur, le dernier endroit où la présence de Kabuga a été signalée est la République du Kenya », a indiqué jeudi, lors d'un point de presse, Timothy Gallimore, porte-parole de M.Jallow.
Un des hommes les plus riches du Rwanda au début des années 1990, Félicien Kabuga est accusé notamment de génocide.
M. Kabuga s'était d'abord réfugié en Suisse avant de prendre la fuite en République démocratique du Congo (RDC) puis au Kenya, où il a échappé à trois tentatives d'arrestation. Il est soupçonné d'avoir bénéficié de la protection de l'ancien président kényan, Daniel Arap Moi (1978-2002).
Membre du parti présidentiel rwandais de l'époque, le Mouvement républicain national pour la démocratie et le développement (MRND), M. Kabuga était par ailleurs parent par alliance de l'ex-président rwandais Juvénal Habyarimana, dont l'assassinat le 6 avril 1994 a déclenché le génocide.
ER/GF
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